Gaza : les Palestiniens exigent la fin de la guerre avant toute initiative internationale

Les discussions politiques sur Gaza tenues cette semaine à Washington ont été fortement critiquées par les représentants palestiniens, qui insistent sur le fait que toute initiative concernant le territoire doit commencer par une fin complète et durable de la guerre qualifiée de génocidaire. Selon eux, les réunions et les cadres annoncés à l’étranger ne peuvent apporter la stabilité tant que la violence quotidienne, les restrictions et le blocus continuent de façonner la vie sur le terrain à Gaza.

Dans un communiqué publié jeudi, Hamas a souligné que les arrangements politiques ou les plans de reconstruction resteraient dénués de sens tant que le siège de Gaza ne serait pas levé et que les passages frontaliers ne seraient pas ouverts pour permettre l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire. Le mouvement a averti que les violations continues des accords de cessez-le-feu minent la confiance et aggravent la souffrance des civils, appelant les médiateurs à garantir la mise en œuvre effective des engagements plutôt que leur report répété.

Ces déclarations interviennent alors que le président américain Donald Trump présidait la session inaugurale de son soi-disant « Conseil pour la Paix » à Washington. La réunion s’est concentrée sur les étapes à suivre après une trêve fragile, la reconstruction post-conflit et les éléments d’un plan plus large présenté l’an dernier. Les États participants ont promis des milliards de dollars pour l’aide et la reconstruction, tandis que des propositions ont également été évoquées pour le déploiement d’une force internationale de stabilisation à Gaza.

Les critiques, toutefois, estiment que ces discussions ignorent la cause profonde de la crise : l’occupation prolongée et le refus des droits fondamentaux. Selon eux, les engagements financiers et les plans techniques ne peuvent remplacer la responsabilité politique, alors que des centaines de personnes continuent d’être tuées et des milliers blessées depuis l’entrée en vigueur de la trêve. Sans traiter ces questions fondamentales, préviennent-ils, les initiatives internationales risquent d’enraciner l’instabilité plutôt que de la résoudre.

Source : Safa News