Le premier vendredi du Ramadan, l’accès à l’enceinte de la mosquée Al‑Aqsa a été fortement restreint, alors que des milliers de fidèles se sont heurtés à des points de contrôle renforcés et à une sécurité accrue. Malgré ces obstacles, de nombreux croyants ont tenté de se rendre sur l’un des lieux les plus sacrés de l’islam aux premières heures du jour, pour se voir refuser l’entrée après des heures d’attente.
Des limites strictes ont été imposées sur le nombre de visiteurs et leur admissibilité, avec des conditions liées à l’âge et aux autorisations. Au checkpoint de Qalandiya, des scènes de congestion et de séparation des familles ont été rapportées, tandis que certains individus se voyaient refuser le passage sans explication. Seule une fraction de ceux qui tentaient de franchir les points de contrôle a été autorisée, soulignant l’ampleur des restrictions alors que le déploiement sécuritaire s’intensifiait dans les zones occupées de Jérusalem-Est.
À l’intérieur de l’enceinte, la présence de colons israéliens a accentué les tensions, avec des visites jugées provocatrices durant les prières de Ramadan. Les responsables communautaires et religieux ont averti que ces mesures portent atteinte à la liberté de culte et risquent de modifier durablement le caractère sacré du site. Ils ont appelé à une vigilance et une présence soutenues tout au long du mois pour protéger l’accès et la pratique religieuse, dans un contexte où ces politiques semblent s’inscrire dans une stratégie plus large, au cœur d’une guerre qualifiée de génocidaire.
Cette répression s’inscrit dans un contexte général de violence croissante des colons en Cisjordanie et à Jérusalem‑Est, caractérisée par des démolitions de maisons, des confiscations de terres et l’usage de munitions réelles. Les leaders religieux ont averti que l’approche poursuivie par le gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu pourrait réduire fortement la fréquentation d’Al‑Aqsa par rapport aux années précédentes, accentuant le sentiment de punition collective durant le Ramadan.
