Des groupes radicaux de colons ont revendiqué publiquement une vague d’attaques coordonnées à travers la Cisjordanie occupée, listant des dizaines d’incidents survenus au cours du mois dernier dans les communautés palestiniennes. Ces revendications, diffusées en ligne, présentent la violence comme une campagne visant à chasser les habitants de leurs terres, avec des villages signalant incendies, destructions de biens et blessures physiques.
Selon les détails fournis par les groupes eux-mêmes, des maisons et des véhicules ont été incendiés, des oliveraies détruites et des résidents blessés lors de raids répétés. Plusieurs incidents ont été signalés dans des communautés proches de Ramallah, où l’intimidation s’est intensifiée ces dernières semaines. Dans un village près de la ville, la pression constante et les attaques ont entraîné le départ d’une communauté bédouine voisine, tandis qu’un jeune Palestinien est décédé après avoir été touché par balle lors de l’un de ces incidents.
Les observateurs des droits humains soulignent que cette violence est étroitement liée à l’expansion continue des colonies, qui avancent sur des terres agricoles privées. Les restrictions d’accès, le harcèlement et les attaques répétées créent des conditions de vie impossibles, poussant de nombreuses familles à fuir. Selon les critiques, ces pratiques fonctionnent comme des outils de déplacement forcé, souvent exécutés avec le soutien ou la tolérance des autorités sur le terrain.
Plus d’un demi-million de colons vivent désormais en Cisjordanie, sans compter Jérusalem-Est, parmi plusieurs millions de Palestiniens. La croissance des colonies s’accélère alors que la région reste plongée dans une guerre qualifiée de génocidaire, qui aggrave l’instabilité et fragilise les protections des civils. Les observateurs avertissent que la normalisation de la violence des colons risque d’imposer un changement démographique permanent sur de larges parties du territoire.
Source : Safa News