Davos sans Netanyahu, l’ombre de la justice internationale

Le Premier ministre israélien a été absent cette semaine du Forum économique mondial de Davos, une absence largement perçue comme liée aux risques juridiques qui pèsent sur lui pour des crimes de guerre présumés. Selon les médias israéliens, la crainte d’une arrestation sur la base d’un mandat de la Cour pénale internationale (CPI) l’a dissuadé de se rendre en Suisse, État partie au Statut de Rome. Le président israélien l’a remplacé en marge du forum, multipliant les rencontres avec des responsables européens tandis que le chef du gouvernement restait à Tel-Aviv.

Lors de ces échanges, le président a dénoncé l’absence de hauts responsables israéliens à Davos et appelé au retrait des mandats d’arrêt internationaux, qualifiant les démarches de la CPI de « politiques ». Il a toutefois éludé le fond des accusations, qui concernent la conduite de la guerre génocidaire en cours à Gaza, une offensive ayant ravagé la population civile palestinienne et déclenché une mobilisation judiciaire internationale sans précédent.

La CPI, qui a émis ces mandats en 2024, estime disposer de motifs raisonnables impliquant de hauts responsables israéliens dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, notamment le ciblage de civils et l’utilisation de la famine comme arme. Tous les États signataires sont tenus d’arrêter les personnes visées en cas d’entrée sur leur territoire.

Depuis le début de la guerre génocidaire, les déplacements internationaux de responsables israéliens s’accompagnent de plus en plus de mobilisations exigeant justice et responsabilité. L’absence du Premier ministre à Davos apparaît ainsi comme le signe que le droit international commence, lentement, à limiter l’impunité politique, même dans les espaces les plus fermés du pouvoir mondial.

Source : Safa News