À Gaza, la maladie progresse dans l’ombre de la guerre

Les inquiétudes grandissent à travers Gaza face à la propagation rapide d’une maladie aiguë parmi les familles déplacées vivant dans des camps surpeuplés, où les médicaments manquent et où les conditions de vie se sont effondrées. Des habitants décrivent une vague de fièvre touchant tentes et abris précaires, alimentant la crainte d’une urgence sanitaire majeure dans un contexte de guerre génocidaire qui a laissé la population sans protection.

La surpopulation apparaît comme le principal facteur de propagation. Des familles entassées dans des espaces réduits témoignent d’une transmission rapide de la maladie d’un foyer à l’autre, tandis que des amas de déchets non collectés s’accumulent à proximité des lieux de vie. Avec les infrastructures détruites, les eaux de pluie se mêlent aux eaux usées, faisant redouter des contaminations et une diffusion accrue des infections. Des parents racontent des nuits passées à tenter de calmer des enfants brûlants de fièvre, sans autre recours que des solutions improvisées.

Cette affection, décrite par les habitants comme un syndrome grippal sévère, apparaît dans un environnement où les cliniques peinent à fonctionner et où les pharmacies sont presque vides. Les services médicaux sont absents ou débordés, et les médicaments essentiels deviennent de plus en plus introuvables. Des déplacés alertent que, sans intervention rapide, la propagation de la maladie pourrait atteindre une ampleur comparable à celle de précédentes épidémies mondiales, transformant les camps de déplacement en foyers d’infection.

Le système de santé de Gaza est à bout de souffle. Une grande partie des services d’urgence, de chirurgie et de soins intensifs a cessé de fonctionner ou opère avec des pénuries critiques, laissant des centaines de milliers de personnes sans accès fiable aux soins. Alors que la guerre génocidaire continue de détruire l’assainissement, l’habitat et les structures de santé, les habitants redoutent que la maladie ne fasse des victimes longtemps après la fin des bombardements, si des mesures sanitaires urgentes et des fournitures vitales ne parviennent pas immédiatement aux populations les plus vulnérables.

Source : Safa News