À l’intérieur des centres de détention israéliens, les prisonniers palestiniens sont confrontés à des conditions mettant leur vie en danger, dans un contexte où la négligence médicale s’impose comme une politique délibérée venant aggraver les effets d’une guerre génocidaire. Des milliers de détenus souffrent de maladies non soignées, de blessures chroniques et de complications provoquées par l’usage de contraintes sévères, la surpopulation carcérale et l’insalubrité. Au sein même du système pénitentiaire, des médecins sont souvent impliqués, les soins étant retardés ou totalement refusés, transformant des affections bénignes en pathologies irréversibles, parfois mortelles.
La crise sanitaire dans ces établissements s’est intensifiée depuis octobre 2023. Les prisonniers, en particulier ceux originaires de Gaza, voient leur état de santé se détériorer à mesure que des blessures restent sans traitement et que des mesures punitives se multiplient, incluant l’entravage prolongé, la privation et l’accès restreint aux médicaments. Selon des rapports concordants, des dizaines de détenus meurent chaque année en conséquence directe de cette négligence systémique, tandis que beaucoup d’autres quittent la détention avec des maladies chroniques et dangereuses contractées derrière les barreaux. Plus de 9 300 Palestiniens sont actuellement emprisonnés, dont un nombre important dans des lieux d’isolement ou des structures médicalement inadaptées, parfois situées à proximité de zones industrielles ou radioactives.
Le refus délibéré de soins et l’utilisation des cliniques pénitentiaires à des fins d’interrogatoire constituent des violations flagrantes du droit international, notamment des Conventions de Genève et des Règles Nelson Mandela des Nations unies relatives au traitement des détenus. Des allégations d’expérimentations médicales et d’exposition à des substances dangereuses viennent encore souligner l’ampleur des risques extrêmes auxquels sont soumis les prisonniers. Des experts alertent sur le fait que ces pratiques s’apparentent à la prolongation de la guerre génocidaire à l’intérieur des prisons, faisant de la détention un processus lent et contrôlé de destruction.
