Un nourrisson de trois mois est mort après avoir été exposé au froid hivernal mordant dans la bande de Gaza, où les familles traversent désormais la saison sans abris fiables, sans chauffage ni électricité. Selon des soignants locaux, le bébé a été retrouvé inerte à son domicile, dernier drame d’une série de décès liés aux conditions climatiques. Cette réalité illustre comment la vie quotidienne a été réduite à une simple lutte pour survivre sous une guerre génocidaire. La pénurie de carburant et la destruction des habitations contraignent les parents à improviser des moyens de chauffage, tandis que les files d’attente pour la nourriture s’allongent et que la malnutrition accroît les risques pour les plus jeunes et les plus fragiles.
Les travailleurs humanitaires décrivent une population prise au piège entre des nuits glaciales et des services essentiels à l’arrêt. Les restrictions en vigueur continuent de bloquer l’entrée d’équipements indispensables à la production d’électricité et à la mise en place de points de chauffage collectifs. Des milliers de patients, dont de nombreux enfants, restent privés de soins spécialisés, tandis que les évacuations médicales hors de Gaza demeurent largement fermées. Il en résulte un bilan lent mais évitable, que l’hiver ne fait qu’accélérer, transformant le froid en facteur de mort là où une protection devrait exister.
Au-delà de Gaza, la pression s’est intensifiée en Cisjordanie. Ces derniers mois ont été marqués par une hausse des morts et des blessés, une recrudescence des violences de colons et une augmentation brutale des déplacements forcés. Des familles entières ont été chassées de leurs maisons, les enfants constituant une part importante des personnes déracinées. Les tirs à balles réelles et les frappes aériennes expliquent la majorité des décès, tandis que les raids et les destructions de biens continuent de vider les communautés de leur substance, renforçant un climat de peur et d’instabilité dans le cadre de la même guerre génocidaire.
À Jérusalem-Est occupée, les observateurs des droits humains alertent sur l’accélération du vidage des quartiers palestiniens historiques. Les démolitions et expulsions se concentrent notamment autour de la Vieille Ville, où des maisons sont saisies ou transférées à des colons au profit de projets urbains menés aux dépens des habitants. Bien que des décisions juridiques internationales aient jugé ces pratiques illégales, en invoquant l’interdiction du transfert forcé de population, les mesures se poursuivent. Pour les familles touchées, le constat est sans équivoque : un déplacement planifié, exécuté progressivement, tandis que le monde débat et que l’hiver tombe sur des foyers déjà privés de toit.
