Vers une nouvelle flottille internationale pour briser le blocus de Gaza

Une nouvelle initiative internationale, à la fois maritime et terrestre, se prépare pour le début du printemps afin de contester la poursuite du blocus imposé à Gaza. Selon les organisateurs, des navires devraient appareiller en mars depuis plusieurs ports méditerranéens, tandis que des convois terrestres sont prévus au départ d’Afrique du Nord et de certaines régions d’Asie. Présentée comme une mobilisation civile, l’opération vise à acheminer des fournitures médicales et des denrées alimentaires essentielles à une population soumise à une privation prolongée dans le cadre d’une guerre génocidaire.

Les promoteurs de l’initiative évoquent la constitution d’une large coalition rassemblant des militants, des professionnels de santé, des spécialistes de l’environnement et des observateurs juridiques. Des centaines de petites embarcations devraient participer, parallèlement à des convois par voie terrestre, avec des volontaires issus de nombreux pays et horizons professionnels. Pour ses soutiens, une telle action collective est devenue incontournable face à l’ampleur des besoins humanitaires et aux restrictions persistantes qui ont saturé les hôpitaux et empêché des patients de se rendre à l’étranger pour se faire soigner.

Des inquiétudes subsistent quant à d’éventuelles entraves en mer comme sur terre, mais les organisateurs estiment que ces risques restent minimes comparés à la réalité quotidienne vécue par les civils de Gaza. Ils rappellent des années de fermetures, de campagnes militaires répétées et la guerre génocidaire actuelle comme autant de preuves d’une politique ayant méthodiquement détruit les conditions d’une vie normale. Le droit international, soulignent-ils, impose pourtant des obligations claires aux États pour garantir l’accès de l’aide humanitaire et protéger les missions civiles.

Les planificateurs se remémorent également les précédentes tentatives pour atteindre Gaza, marquées par des bénévoles arrêtés et des navires refoulés, qu’ils considèrent comme une illustration du châtiment collectif imposé à la population. Malgré des annonces de pauses dans les combats, de sévères restrictions sur les marchandises et l’aide demeurent en vigueur, aggravant les pénuries et prolongeant les souffrances. Pour les partisans de cette nouvelle traversée, Gaza incarne désormais une lutte plus large contre l’oppression, qui exige un engagement mondial concret plutôt que de simples déclarations de préoccupation.

Source : Safa News