Dans l’ensemble de la bande de Gaza, les hôpitaux s’enfoncent davantage dans la paralysie à mesure que les médicaments essentiels et les fournitures médicales disparaissent de leurs étagères. Des patients restent bloqués dans des services qui ne sont plus en mesure d’offrir des soins efficaces. Ce qu’il subsiste du système de santé du territoire est poussé au-delà de ses limites, les médecins et les infirmiers étant contraints de faire des choix impossibles dans un contexte d’infrastructures effondrées et de pression incessante.
Des établissements qui assuraient autrefois des soins urgents et spécialisés sont désormais réduits à de simples lieux d’attente, où blessés et malades chroniques patientent sans aucune certitude. Le personnel médical décrit une réalité où le maintien des services relève davantage de l’endurance que de la planification, tant les destructions répétées et les restrictions prolongées étouffent toute perspective de redressement. L’impact global de la guerre génocidaire se manifeste non seulement par des bâtiments endommagés, mais aussi par l’érosion progressive de la capacité même à soigner.
Même les médicaments les plus élémentaires se font rares, contraignant les patients à endurer des douleurs intenses et des pathologies non traitées. Des traitements considérés comme courants ailleurs sont aujourd’hui indisponibles, fragilisant la prise en charge des maladies chroniques et compliquant les interventions d’urgence. Les soignants alertent que l’épuisement continu des stocks menace de transformer les hôpitaux en témoins silencieux de pertes de vies évitables, alors que le secteur de la santé à Gaza se rapproche dangereusement de l’effondrement total.
