Gaza : un cessez-le-feu sous les bombes

Gaza s’est réveillée avant l’aube au son familier des explosions et des tirs, malgré un cessez-le-feu que beaucoup ici estiment n’exister que sur le papier. Des frappes aériennes et des bombardements terrestres ont visé plusieurs zones du territoire, renforçant chez les habitants la conviction que la trêve annoncée n’a pas apporté le moindre sentiment de sécurité au cœur d’une guerre qualifiée de génocidaire qui a profondément bouleversé la vie quotidienne.

Dans le sud, des obus sont tombés dans des zones côtières et dégagées près de Rafah, tandis que des frappes étaient signalées à l’est de Gaza-ville. Ailleurs, des tirs ont retenti aux abords de quartiers résidentiels du centre de l’enclave, replongeant des familles dans la peur et la confusion. Ces incidents se sont produits dans les premières heures du jour, lorsque les rues sont habituellement silencieuses, accentuant l’impression qu’aucun lieu n’est épargné par l’instabilité.

Selon des témoignages locaux, ces attaques s’inscrivent dans un schéma plus large plutôt que dans des faits isolés. Depuis l’annonce du cessez-le-feu, des violations sont régulièrement rapportées, faisant des centaines de morts et de nombreux blessés au fil des mois. Pour les habitants de Gaza, le langage des accords ne rassure guère lorsque les nuits continuent d’être déchirées par les frappes venues du ciel et les tirs au sol.

À mesure que le bilan humain s’alourdit, le scepticisme grandit. Beaucoup décrivent un cessez-le-feu incapable de protéger les civils ou de mettre fin aux destructions, laissant les communautés prises au piège entre les déclarations officielles et la réalité vécue. En l’absence de mécanismes de responsabilité ou d’application effective, chaque nouvelle frappe renforce la conviction que la souffrance n’a fait que changer de rythme, sans jamais s’arrêter.

Source : Safa News