Après la fin de la guerre génocidaire menée par Israël contre la bande de Gaza, de timides tentatives de reprise de l’enseignement ont vu le jour dans des écoles endommagées et des centres d’hébergement, après des mois d’arrêt quasi total dû à la destruction massive des infrastructures éducatives. Cette reprise s’opère dans un contexte marqué par des pertes humaines et matérielles colossales, avec pour objectif de sauver ce qui peut l’être de l’année scolaire et de préserver l’avenir de centaines de milliers d’élèves.
Des centaines de milliers d’étudiants ont repris le chemin de l’apprentissage, dont des milliers en présentiel dans des centres temporaires installés dans des abris, tandis que les autres suivent des cours à distance. Mais les défis restent immenses : environ 370 écoles ont été détruites, plus de 90 % des établissements gravement endommagés, près de 650 enseignants et universitaires tués et 13 000 élèves martyrisés, dont 4 000 candidats au baccalauréat (Tawjihi). Au total, 785 000 élèves ont été privés de leur droit fondamental à l’éducation, laissant des séquelles éducatives et psychologiques profondes.
Malgré ces obstacles, le ministère palestinien de l’Éducation poursuit ses efforts avec le soutien de partenaires internationaux et de l’UNRWA. Selon l’agence onusienne, environ 300 000 élèves ont repris leurs études, dont 50 000 en présentiel dans des centres d’hébergement, encadrés par 8 000 enseignants. Si l’enseignement reste partiel et fragile, il incarne une volonté de survie et de reconstruction, affirmant que, même sous les ruines, l’éducation demeure un pilier de la résilience palestinienne.
Source : Safa News