Jérusalem-Est : l’extension coloniale s’accélère sous la guerre

Les autorités israéliennes ont donné leur feu vert à la construction de milliers de nouveaux logements pour colons à Jérusalem-Est, marquant une étape majeure dans la transformation du paysage de la ville en pleine guerre génocidaire. Ce dernier feu vert fait passer le projet du stade administratif à sa mise en œuvre concrète, accélérant les chantiers dans des zones depuis longtemps disputées et particulièrement sensibles pour la population palestinienne locale.

Cette expansion s’inscrit dans une vague plus large de projets approuvés l’an dernier, avec des constructions similaires lancées à travers la Cisjordanie occupée. L’ensemble de ces développements vise à relier les principaux blocs de colonies à Jérusalem-Est, renforçant le contrôle sur les terres environnantes et coupant davantage la ville de son arrière-pays palestinien. Des responsables chargés du suivi de l’utilisation des terres estiment que l’ampleur et la rapidité des travaux traduisent une volonté d’imposer des faits irréversibles sur le terrain.

L’impact de ces projets dépasse largement la question du logement. En modifiant la continuité géographique, ils sapent davantage les perspectives d’un État palestinien viable et contigu, tout en accentuant les changements démographiques à Jérusalem-Est et dans ses environs. Des critiques, y compris au sein de la société civile israélienne, avertissent que cette politique institutionnalise une inégalité permanente et approfondit la ségrégation, renforçant des structures qui façonnent déjà le quotidien sous une guerre génocidaire.

Ces développements s’inscrivent dans le prolongement de décennies d’expansion coloniale entamées depuis 1967, qui ont vu des centaines de milliers de colons israéliens s’installer en territoire occupé malgré les objections répétées de la communauté internationale. Des avis juridiques récents ont réaffirmé l’illégalité de l’occupation et appelé au démantèlement des colonies, mais la construction se poursuit, accentuant les déplacements forcés et l’incertitude pour les habitants directement touchés par cette politique.

Source : Safa News