Un rapport du site Palestine Chronicle affirme que ce qui est présenté comme un « Conseil de la paix » pour Gaza relève moins de la diplomatie que d’un mécanisme destiné à masquer la poursuite des crimes israéliens : bombardements, assassinats, famine organisée et déplacements forcés. Selon le rapport, le cessez-le-feu annoncé n’a été qu’une illusion, offrant à l’occupation une liberté quasi totale pour tuer et affamer les Palestiniens, tout en détournant l’attention internationale sous couvert de négociations et de discours humanitaires.
Depuis l’annonce de cette prétendue trêve, plus de 1 700 Palestiniens ont été tués ou blessés par des tirs israéliens. Les chiffres révèlent une réalité brutale : en moyenne, 17 Palestiniens sont tués ou blessés chaque jour depuis cent jours. Parmi eux, plus de 100 enfants ont perdu la vie, selon l’UNICEF, soit un enfant tué chaque jour. Le rapport dénonce une logique profondément raciste, où la vie des enfants palestiniens est banalisée, tandis que celle des enfants israéliens est élevée au rang de sacré.
Le texte met également en lumière le rôle central du blocus. L’aide humanitaire reste sévèrement restreinte : convois retardés, équipements médicaux refusés, carburant et abris interdits. Israël a même annulé les autorisations de dizaines d’organisations humanitaires, empêchant l’acheminement de soins vitaux. Dans ce contexte, la mort d’enfants de froid ou de maladie n’est pas décrite comme un échec humanitaire, mais comme une politique délibérée. Parallèlement, les destructions de maisons, les attaques de colons en Cisjordanie et l’expansion des colonies se poursuivent en toute impunité.
Enfin, le rapport critique le soutien politique occidental, en particulier celui des États-Unis et l’hypocrisie européenne. L’Union européenne, qui évoquait des sanctions fin 2025 pour violations du droit international, a gelé toute mesure après l’annonce du cessez-le-feu. Quant au « Conseil de la paix » promu par Donald Trump, il est présenté comme une mascarade : un cadre excluant toute représentation palestinienne et ignorant les victimes de Gaza. La conclusion est sans appel : les Palestiniens n’ont pas besoin d’un nouveau simulacre de paix, mais du droit à l’autodétermination et à une vie digne dans un État libre et souverain.
Source : Safa News