Les autorités à Gaza ont indiqué leur disposition à se retirer dès qu’une instance technocratique palestinienne prendra en charge la gestion du territoire, une annonce présentée comme faisant partie d’arrangements plus larges consécutifs à une trêve fragile. Cette perspective intervient alors que la population de Gaza continue de subir les conséquences d’une guerre génocidaire qui a ravagé les infrastructures, déplacé des centaines de milliers de personnes et laissé les services de base dans un état proche de l’effondrement.
Selon des déclarations diffusées par des responsables gazaouis, l’administration actuelle serait dissoute une fois qu’un comité intérimaire de spécialistes non partisans assumerait les responsabilités. L’objectif affiché est d’assurer la continuité de la gouvernance et de la coordination humanitaire dans un contexte où le quotidien reste marqué par les pénuries, l’insécurité et l’incertitude. Si la composition précise de cette instance n’a pas été rendue publique, elle devrait rassembler des personnalités sans affiliation politique formelle, chargées principalement de la gestion des affaires civiles et des besoins urgents de reconstruction.
Ce plan de transition s’inscrit dans un cadre plus large promu par des acteurs internationaux, incluant des mécanismes de supervision et des arrangements sécuritaires encore flous. Peu d’avancées concrètes ont été signalées sur ces volets, tandis que les violences se poursuivent malgré la trêve : des sources médicales à Gaza font état de nouvelles victimes dues à des tirs persistants. La première phase du cessez-le-feu s’est concentrée sur l’arrêt des violences à grande échelle et sur la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël en échange de prisonniers israéliens, mais l’accord demeure incomplet et extrêmement instable.
Les efforts de médiation régionale se poursuivent, avec des rencontres prévues entre factions palestiniennes et représentants de pays voisins afin de finaliser la structure du comité technocratique et d’examiner les prochaines étapes. Pour de nombreux habitants de Gaza, cependant, ces processus politiques paraissent lointains face à l’urgence de survivre, alors que des familles entassées dans des camps de déplacés et des quartiers dévastés attendent un véritable soulagement et la fin d’une guerre génocidaire qui a bouleversé chaque aspect de la vie dans l’enclave.
Source : Safa News