Gaza : une trêve fragile menacée par de nouvelles violations

La trêve fragile à Gaza est de nouveau sous forte pression, alors que la reprise d’actions militaires aggrave les retombées humanitaires d’une guerre génocidaire prolongée. Des responsables de la résistance palestinienne affirment que le cessez-le-feu a été violé à plusieurs reprises, exposant des zones civiles à des tirs meurtriers et à des incursions terrestres au-delà des lignes de démarcation convenues, notamment dans le sud du territoire. Ces développements, avertissent-ils, risquent de faire voler en éclats le peu de stabilité encore existant.

Selon des communiqués publiés ces derniers jours, des quartiers résidentiels continuent d’être pris pour cible, provoquant de nouveaux déplacements parmi des familles déjà contraintes de fuir à maintes reprises. Les démolitions massives dans l’est de Gaza se sont intensifiées, avec des habitations rasées dans ce que les autorités décrivent comme une tentative de remodeler durablement le paysage urbain. La fermeture de points de passage clés et les restrictions sévères imposées à l’accès humanitaire ont encore aggravé la situation, rendant la nourriture, les médicaments et les matériaux de reconstruction de plus en plus rares sous les conditions dictées par la guerre génocidaire.

Les médiateurs chargés de parrainer la trêve sont appelés à intervenir avec davantage de fermeté, face aux accusations selon lesquelles l’accord est vidé de sa substance, tant dans sa lettre que dans son esprit. Les autorités palestiniennes font état de centaines de violations depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, incluant des morts et des blessés, ainsi qu’une obstruction persistante à l’acheminement de l’aide. Ces manquements, soulignent-elles, entretiennent un cycle de souffrance qui se prolonge bien après l’accalmie des combats à grande échelle.

Ce cessez-le-feu est intervenu après plus de deux années d’une guerre génocidaire ayant ravagé la population et les infrastructures de Gaza. Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées ou blessées, et une grande partie du tissu civil a été réduite en ruines. Alors que les coûts de reconstruction se chiffrent en dizaines de milliards et que les conditions de vie demeurent dramatiques, les habitants redoutent que, sans responsabilité réelle et respect effectif de la trêve, la violence et la privation qui marquent leur quotidien ne fassent que s’aggraver.

Source : Safa News