Les opérations militaires israéliennes se sont poursuivies jeudi à travers la bande de Gaza, en dépit du cessez-le-feu censé marquer une pause dans la guerre génocidaire. Des frappes aériennes ont été signalées à Gaza-ville et à Khan Younès, tandis que des tirs nourris et des destructions massives ont touché plusieurs zones de l’est et du nord du territoire, renforçant le sentiment que la trêve reste largement théorique.
Aux premières heures de la matinée, des avions de guerre ont visé des quartiers orientaux de Gaza-ville, avant que d’autres attaques ne frappent l’est de Khan Younès, dans le sud. Des habitants ont également fait état de tirs soutenus provenant de véhicules militaires positionnés à proximité de Gaza-ville, tandis que des obus d’artillerie tombaient près du camp de réfugiés d’al-Bureij. Les bombardements se sont étendus vers des quartiers du nord, accentuant l’insécurité permanente à laquelle sont confrontés les civils.
Plus au nord encore, des immeubles résidentiels entiers ont été rasés à l’est du camp de réfugiés de Jabalia, prolongeant une dynamique de destruction qui marque la guerre génocidaire en cours. Ces événements surviennent alors même que des responsables internationaux évoquent une nouvelle phase politique et la reconstruction d’après-guerre, soulignant le contraste saisissant entre le discours diplomatique et la réalité sur le terrain. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre dernier, de multiples violations ont été documentées, tandis que le quotidien à Gaza demeure dominé par la peur, le déplacement et la perte.
