Gaza : l’enfance fauchée malgré le cessez-le-feu

Depuis l’annonce d’un cessez-le-feu en octobre, la réalité demeure mortelle pour les plus jeunes habitants de Gaza. Selon les données disponibles, plus d’une centaine d’enfants ont été tués depuis le début de l’automne, soit en moyenne un par jour. Un chiffre largement sous-estimé, alors que de nombreux décès ne sont pas recensés dans un contexte de déplacements massifs et de destructions généralisées. Ce qui est présenté à l’international comme une forme de retenue relèverait ailleurs d’une urgence humanitaire permanente, inscrite dans le cadre d’une guerre génocidaire qui a bouleversé la vie d’une génération entière.

Si l’intensité des bombardements a ralenti, elle ne s’est pas arrêtée. Les enfants continuent de mourir sous les frappes aériennes, les attaques de drones, les tirs de chars et les balles réelles, tandis que les familles tentent de survivre dans des tentes déchirées et des abris inondés. L’hiver a aggravé la situation : vents glacials et pluies incessantes ont frappé les camps de fortune, coûtant la vie à des enfants exposés au froid, alors que l’absence de chauffage et la literie détrempée transforment la survie en pari quotidien.

Au-delà des violences directes, Gaza reste asphyxiée par de sévères restrictions sur les biens essentiels. Les pénuries de médicaments, de carburant, de gaz de cuisson et d’équipements pour l’eau et l’assainissement persistent, tandis que les évacuations médicales urgentes pour les enfants demeurent largement bloquées. Le traumatisme psychologique est tout aussi dévastateur : les enfants vivent dans la peur constante, avec des blessures physiques et mentales non soignées qui les marqueront à vie. Un cessez-le-feu qui se contente de ralentir les morts, avertissent de nombreux observateurs, ne peut être considéré comme suffisant tant que les enfants continuent de mourir sous son ombre.

Source : Safa News