Prisons sous occupation : l’autre front de la guerre génocidaire

En 2025, le système carcéral sous occupation s’est imposé comme l’un des théâtres les plus dissimulés et les plus meurtriers de la guerre menée contre le peuple palestinien. L’incarcération de masse a atteint des niveaux inédits, touchant hommes, femmes et enfants, tandis que la détention administrative s’est généralisée, privant des milliers de Palestiniens de toute inculpation ou procès. Les centres de détention et camps militaires sont devenus des espaces où l’emprisonnement fonctionne comme un mécanisme de destruction, marqué par la faim, la violence et la négation systématique des droits les plus élémentaires, dans une opacité quasi totale.

Les décès en détention ont fortement augmenté, y compris parmi les enfants, révélant une banalisation assumée de l’issue létale. Les corps de nombreux détenus ont été retenus, prolongeant la négation de la dignité au-delà de la mort et laissant les familles palestiniennes dans l’angoisse de la disparition forcée. Les femmes détenues ont subi une répression aggravée faite d’humiliations, de privations et de négligence délibérée, tandis que l’isolement prolongé imposé à certains prisonniers s’est apparenté à une destruction psychologique continue.

L’effondrement des soins médicaux s’est transformé en politique d’abandon : maladies non traitées, transferts hospitaliers retardés et famine utilisée comme arme. Dans les camps militaires, la cruauté s’exerçait sans limites, enfants et adultes soumis aux mêmes sévices, particulièrement les détenus de Gaza, dont beaucoup restent portés disparus. Malgré les libérations liées aux échanges de prisonniers, les ré-arrestations se sont poursuivies, laissant derrière les barreaux des centaines de détenus de longue peine, gravement malades après des décennies d’abus.

Source : Safa News