Un cessez-le-feu fragile n’a guère atténué la catastrophe humanitaire qui ravage la bande de Gaza. Alors que l’hiver s’installe, des familles déjà épuisées par la faim et le déplacement affrontent désormais le froid, les inondations et l’exposition, dans un territoire réduit en ruines par des années de guerre génocidaire. L’aide humanitaire entre de façon sporadique, insuffisante pour couvrir les besoins les plus élémentaires, et la vie quotidienne se résume à survivre sous des tentes, les gravats et la pluie.
Dans le sud et le centre de Gaza, des familles déplacées s’entassent dans des abris de fortune ou des bâtiments partiellement détruits, souvent balayés par les vents et les fortes averses. Des parents racontent leurs enfants grelottant toute la nuit, trempés et terrorisés, tandis que les tempêtes transforment les camps en étendues de boue et d’eaux stagnantes. Avec la destruction massive des logements, des millions de Palestiniens traversent un troisième hiver consécutif sans abri adéquat, sans chauffage ni protection contre les maladies.
La pénurie alimentaire reste critique. Si quelques produits apparaissent sur les marchés, leurs prix sont inaccessibles et leur valeur nutritionnelle dangereusement faible. Les soignants alertent sur une perte de poids généralisée, des cas d’insuffisance nutritionnelle aiguë et des risques graves pour les nouveau-nés de mères affamées depuis des mois. Parallèlement, l’accès à l’eau potable et aux produits d’hygiène demeure extrêmement limité. Malgré les discours de calme, explosions et frappes aériennes se font encore entendre, rappelant que la guerre se poursuit de fait. Pour la population de Gaza, l’hiver est devenu un nouveau front d’une lutte marquée par la privation, la perte et l’abandon.
Source : Safa News