Les critiques se multiplient contre la manière dont les grandes puissances abordent le sort des Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Des responsables du dossier des prisonniers dénoncent une préoccupation internationale sélective, où la question des détenus palestiniens reste marginalisée dans le débat mondial, alors même qu’elle constitue un enjeu humanitaire central, façonné par une guerre génocidaire prolongée et ses conséquences.
Selon ces responsables, le discours international met largement en avant le sort des prisonniers israéliens détenus à Gaza, tout en passant sous silence les conditions de détention de milliers de Palestiniens. Ce déséquilibre aurait permis la poursuite d’abus systématiques sans réelle reddition de comptes. Les centres de détention sont décrits non comme de simples lieux d’incarcération, mais comme des espaces où la négligence, les mesures punitives et les traitements inhumains sont devenus la norme.
Les défenseurs des droits humains évoquent une accumulation de témoignages faisant état de torture et de mauvais traitements, dès l’arrestation et tout au long de la détention. Depuis fin 2023, ces pratiques se seraient intensifiées, s’inscrivant dans un climat d’impunité favorisé par une protection politique au niveau international. Plus de 9 000 Palestiniens, dont des femmes et des enfants, sont aujourd’hui emprisonnés, exposés à la faim, au refus de soins médicaux et à des violences prolongées. Face à cette réalité, les appels se renforcent pour que les États et les instances internationales passent des déclarations aux actes, faute de quoi le langage des droits humains risque de perdre toute crédibilité.
Source : Safa News