Le Centre palestinien pour les études sur les prisonniers affirme que les détenus palestiniens originaires de Gaza incarcérés dans la section dite « Rakevet » sont soumis à une mort lente et systématique. Située en sous-sol de la prison israélienne de Nitzan, à Ramla, cette unité récemment créée est réservée aux détenus classés comme « extrêmement dangereux » et fonctionne dans un isolement total, sans lumière naturelle, sans air frais et sans aucun moyen de communication avec l’extérieur.
Selon le Centre, les conditions de détention y sont conçues pour briser physiquement et psychologiquement les prisonniers. Privés de soins médicaux, soumis à des passages à tabac répétés, à des incursions violentes dans les cellules et à des sanctions collectives, les détenus sont traités comme de simples numéros. Ils sont régulièrement forcés de rester allongés sur des sols glacés, menottés dans le dos pendant des heures, tandis que les matelas et couvertures leur sont confisqués durant la journée.
La politique de famine imposée aggrave encore leur situation. Les rations alimentaires sont dérisoires et dépourvues de toute valeur nutritive, favorisant l’affaiblissement des corps et la propagation de maladies. La gale s’est largement répandue parmi les prisonniers, provoquant plaies et infections, sans qu’aucun traitement ne soit fourni, dans le cadre d’une négligence médicale délibérée. Les visites familiales sont totalement interdites et celles des avocats strictement limitées, sous la menace de représailles.
Le Centre avertit que ces pratiques constituent un danger immédiat pour la vie des détenus et pourraient entraîner des décès à tout moment. Il appelle les institutions internationales et le Comité international de la Croix-Rouge à intervenir en urgence, à enquêter sur les violations commises dans la section « Rakevet » et à exercer des pressions pour sa fermeture, dénonçant des crimes de guerre flagrants perpétrés en violation de toutes les conventions relatives aux droits humains.
