Prisons israéliennes : des témoignages accablants sur la détention des Palestiniens depuis le début de la guerre

Des défenseurs des droits humains alertent sur une dégradation dramatique des conditions de détention dans les prisons israéliennes depuis le début de la guerre génocidaire contre Gaza. De nouveaux témoignages mettent en lumière des pratiques de maltraitance systémique à l’égard des prisonniers palestiniens. Dans un rapport soumis à un organisme international de contrôle, avocats et médecins constatent que les mécanismes censés protéger les détenus ont été démantelés, ouvrant la voie à des abus graves, sans supervision ni responsabilité.

Selon ces conclusions, des Palestiniens sont retenus pendant de longues périodes sous un statut juridique qui contourne les protections normalement accordées aux prisonniers de guerre. Beaucoup sont détenus sans inculpation, privés d’avocat, interdits de contact avec leur famille et placés en isolement prolongé. Le rapport souligne que des décisions prises au plus haut niveau ont permis des pratiques contraires au droit humanitaire international, tandis que le système judiciaire demeure largement impuissant.

Des sources proches du dossier décrivent des conditions de vie extrêmement dures : accès limité aux soins, manque de nourriture, absence d’hygiène, privation d’examens médicaux indépendants. Des témoignages font état de violences physiques, de pressions psychologiques et d’humiliations délibérées. Plusieurs décès inexpliqués en détention ont été recensés depuis le début de la guerre, nourrissant l’inquiétude autour du sort de nombreux prisonniers de Gaza dont la trace a disparu.

Le rapport souligne également une explosion des ordres de détention administrative, permettant la détention illimitée sans procès. Avant la guerre, leur nombre était déjà élevé ; il a depuis plus que triplé. Les avocats affirment que ce dispositif crée un terrain fertile pour les violations, les prisonniers ne disposant plus de recours pour contester leurs conditions de détention ni les abus qu’ils subissent.

Dans l’ombre des murs carcéraux, la guerre continue — silencieuse, invisible, mais tout aussi destructrice.

Source : Safa News