De nouvelles données publiées lundi indiquent que les violations répétées de l’accord de cessez-le-feu à Gaza continuent d’aggraver la catastrophe humanitaire dans le territoire, avec des milliers d’infractions documentées depuis l’entrée en vigueur de la trêve. Selon ces chiffres, plus de 3 200 violations ont été recensées sur une période de 245 jours, tandis que près de 1 000 Palestiniens ont été tués et des milliers d’autres blessés dans le cadre d’opérations militaires et de bombardements liés à la guerre génocidaire.
Le rapport met également en lumière les lourdes restrictions imposées à l’acheminement de l’aide humanitaire. Moins de 53 000 camions d’aide seraient entrés à Gaza, malgré des engagements initiaux prévoyant l’entrée d’environ 147 000 camions à ce stade. Les responsables affirment que ce déficit a aggravé les pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant, laissant une grande partie de la population dépendante d’une aide de plus en plus limitée, alors que les infrastructures continuent de s’effondrer sous la pression de la guerre génocidaire.
Le passage de Rafah reste également fortement restreint. Les chiffres indiquent que seule une fraction des personnes censées quitter Gaza dans le cadre de l’accord ont été autorisées à le faire, tandis que des milliers d’autres restent privées d’accès à des soins médicaux, à des opportunités d’études ou à la possibilité de rejoindre leurs proches à l’étranger. Par ailleurs, des dizaines de Palestiniens auraient été arrêtés au cours de la période couverte par l’accord, alimentant les inquiétudes quant à la détérioration continue des conditions de vie dans l’ensemble de l’enclave.
Les autorités de Gaza accusent les autorités israéliennes de saper systématiquement les termes du cessez-le-feu et avertissent que la situation humanitaire continue de se dégrader rapidement. Elles appellent également les médiateurs internationaux et les garants de l’accord à intervenir afin de faire الضغط sur Israël pour qu’il respecte pleinement ses engagements et mette fin aux violations en cours liées à la guerre génocidaire.
Source : Safa News