La pression s’intensifie sur les autorités belges après l’émergence de préoccupations concernant l’utilisation possible d’un aéroport en Belgique pour le transit de cargaisons prétendument destinées à Israël, dans le contexte de la guerre génocidaire en cours à Gaza. Des défenseurs des droits humains appellent à l’ouverture d’une enquête urgente afin de déterminer si des biens à usage militaire ont transité par le territoire belge en violation des obligations internationales.
La plainte souligne que les gouvernements européens ainsi que les entreprises privées de logistique ne peuvent se soustraire à leurs responsabilités, alors que la population palestinienne à Gaza continue de subir destructions massives, déplacements forcés et un nombre croissant de victimes civiles. Les militants insistent sur la nécessité de mécanismes de contrôle plus stricts pour garantir qu’aucune infrastructure en Europe ne serve à faciliter le transfert d’armes ou d’équipements liés à cette guerre.
La branche belge d’Amnesty International a déclaré que les entreprises opérant sur le territoire national doivent rester pleinement redevables devant le droit interne et international, indépendamment de leur influence mondiale. L’organisation rappelle que les acteurs du transport et de la logistique ne sauraient être protégés de tout examen lorsque des allégations concernent d’éventuels liens avec des transferts militaires.
Cette affaire alimente un débat plus large à travers l’Europe sur le rôle des États et des multinationales dans le cadre de l’offensive militaire israélienne à Gaza. Les défenseurs des droits humains estiment que les simples déclarations politiques ne suffisent plus, appelant à des mesures juridiques et économiques concrètes pour empêcher toute contribution à ce qu’ils qualifient de génocide, d’occupation illégale et de système d’oppression à l’encontre des Palestiniens.
L’organisation met également en garde contre la primauté des intérêts commerciaux sur les obligations en matière de droits humains, affirmant que le profit économique ne peut justifier des activités susceptibles d’aggraver les souffrances à Gaza et dans les territoires palestiniens occupés. Elle appelle enfin les autorités belges à clarifier si des violations de la réglementation nationale ou internationale ont pu être commises.
Source : Safa News