Aïd sans prière à Al-Aqsa : une absence qui bouleverse Jérusalem

Un calme inhabituel s’est installé autour de la mosquée Al-Aqsa au matin de l’Aïd al-Fitr, alors que les fidèles ont été empêchés d’accéder à l’enceinte en raison de restrictions généralisées imposées dans la vieille ville de Jérusalem. Pour la première fois depuis des décennies, les prières collectives et les chants de célébration qui marquent traditionnellement cette fête étaient absents, laissant l’un des lieux les plus sacrés de l’islam presque vide, suscitant une profonde tristesse et frustration parmi les Palestiniens.

Ces mesures font suite à plusieurs semaines de restrictions accrues sur les déplacements, incluant la fermeture des principaux accès à la vieille ville depuis la fin du mois de février. Si les autorités évoquent des raisons sécuritaires, de nombreux Palestiniens y voient une continuité dans les politiques limitant l’accès aux lieux de culte lors de périodes religieuses majeures. L’absence de prière collective en ce jour symbolique est largement perçue comme une rupture majeure avec des pratiques profondément ancrées.

Malgré ces interdictions, des groupes de fidèles se sont rassemblés dans les rues environnantes et aux portes menant à l’esplanade, accomplissant la prière à proximité du site. Des observateurs avertissent que la poursuite de telles mesures, dans un contexte déjà marqué par des tensions, risque d’accentuer les fractures et de soulever des interrogations sur l’avenir de l’accès et du statu quo autour de la mosquée.

Source : Safa News