D’importantes foules sont descendues dans les rues de plusieurs grandes villes australiennes à l’arrivée du président israélien pour une visite officielle, déclenchant des manifestations d’ampleur. À Sydney, des milliers de personnes se sont rassemblées devant le Town Hall, brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes dénonçant les actions d’Israël dans le contexte de la guerre génocidaire en cours. Des slogans ont résonné dans le centre-ville, les manifestants cherchant à perturber le programme officiel entourant la visite.
La police est intervenue avec fermeté pour disperser la foule, utilisant du gaz poivré et repoussant manifestants et journalistes hors du périmètre. Des scènes similaires se sont produites à Melbourne, où des milliers de personnes ont défilé dans les rues centrales, bordées de drapeaux palestiniens. Les protestataires ont arboré des banderoles rejetant le génocide et condamnant le soutien politique à la campagne militaire israélienne. À Adélaïde, des rassemblements ont eu lieu devant le Parlement, réitérant les appels à la reddition de comptes et à la fin des politiques qui, selon eux, ont dévasté Gaza.
Des vidéos diffusées en ligne montrent des charges répétées des forces de l’ordre contre les manifestants, y compris des unités montées et l’usage de sprays chimiques. Des responsables politiques et des défenseurs des libertés civiles ont mis en cause la conduite policière, notamment après la circulation d’images montrant un agent frappant un manifestant qui semblait avoir les mains levées. Dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud, des pouvoirs de police supplémentaires auraient été autorisés en amont de la visite, une décision que des critiques estiment avoir contribué à l’escalade.
Les autorités australiennes ont présenté cette visite de quatre jours comme un geste de solidarité à la suite d’une attaque meurtrière survenue à Sydney l’an dernier. Toutefois, l’opposition ne s’est pas limitée à la rue. Certains membres de la communauté juive australienne ont également exprimé leur désaccord, estimant que le rôle du président israélien dans la destruction en cours de Gaza rendait cette visite inacceptable. Sur le plan international, la pression s’est accrue ces dernières années : des enquêteurs de l’ONU ont déjà averti que de hauts responsables israéliens pourraient faire face à des conséquences juridiques pour des déclarations et des actes liés à la guerre génocidaire contre les Palestiniens.
Source : Safa News