En août 2024, un groupe de militants a pris pour cible une usine britannique d’Elbit Systems, principal fabricant d’armes israélien, provoquant une perturbation majeure de ses activités et des dégâts estimés à environ un million de livres sterling. Présentée comme une action de protestation directe, l’initiative s’inscrivait dans une campagne plus large dénonçant l’accueil par le Royaume-Uni d’entreprises impliquées dans des opérations militaires à l’étranger, notamment contre le peuple palestinien.
Les militants ont été arrêtés en vertu des lois antiterroristes particulièrement sévères en vigueur au Royaume-Uni et détenus pendant plus de 18 mois avant de comparaître le mois dernier devant la Crown Court de Woolwich. Six membres du premier groupe, connu sous le nom des « Filton 24 », étaient poursuivis pour des chefs d’accusation incluant le cambriolage aggravé et les troubles violents, entre autres infractions.
Après plusieurs semaines de délibérations, le jury a acquitté les six militants ou n’est pas parvenu à rendre de verdict sur certaines charges, un seul restant sous contrôle judiciaire. Les cinq autres ont été libérés sous les acclamations de leurs soutiens rassemblés devant le tribunal. Les familles ont exprimé leur soulagement et leur gratitude, rappelant les conditions de détention éprouvantes subies par leurs proches durant une incarcération prolongée.
Ces verdicts sont perçus comme un soutien majeur à la campagne de Palestine Action contre les entreprises d’armement basées au Royaume-Uni et liées à Israël. Si des batailles juridiques persistent autour de la qualification du mouvement comme organisation terroriste, ces décisions judiciaires ont renforcé la détermination des militants qui réclament le retrait des sociétés d’armement israéliennes du territoire britannique.
