Gaza : l’aide promise se heurte à la réalité du blocus

Les promesses d’allègement humanitaire ne se sont toujours pas traduites par un changement concret pour les civils de Gaza, où l’entrée des aides reste étroitement limitée. Malgré les assurances publiques liées à une nouvelle phase des arrangements de trêve, les points de passage n’autorisent que des quantités restreintes de fournitures, laissant des familles privées des besoins essentiels à la survie quotidienne, dans le contexte d’une guerre génocidaire qui a bouleversé tous les aspects de la vie.

Avec l’intensification des conditions hivernales, la pression devient insoutenable pour les personnes réfugiées dans des tentes de fortune. Les nuits glaciales, les pluies abondantes et l’absence d’isolation adéquate exposent les familles déplacées à de graves risques sanitaires, en particulier les enfants et les personnes âgées. Les pénuries de carburant persistent, paralysant le chauffage, la production d’électricité et la cuisson de base, tandis que le gaz domestique demeure quasi introuvable.

Ces manques, affirment les habitants, constituent une violation des engagements censés atténuer la souffrance des civils pendant la guerre génocidaire. Dans de nombreux quartiers, l’aide annoncée reste invisible, accentuant le sentiment d’abandon et la détresse quotidienne d’une population déjà éprouvée par des mois de destructions et de déplacements forcés.

Des interrogations émergent également autour des chiffres officiels concernant les convois humanitaires. Si les données rendues publiques évoquent un flux régulier, les témoignages sur le terrain décrivent des volumes bien moindres atteignant réellement les communautés. Des observateurs locaux estiment que moins de la moitié des camions annoncés livrent effectivement leur cargaison là où elle est nécessaire, aggravant les pénuries et prolongeant l’épreuve de l’enclave alors que la guerre génocidaire se poursuit.

Source : Safa News