Gaza décimée : une société en voie d’effacement

Une nouvelle analyse démographique révèle que Gaza a perdu plus d’un quart de million d’habitants מאז la fin de l’année 2023, soit un effondrement équivalant à plus d’un dixième de sa population d’avant la guerre génocidaire. Ces chiffres ne traduisent pas seulement l’ampleur des massacres, mais aussi les déplacements forcés, les blessures graves et les conséquences durables de conditions de vie rendues inhabitables. C’est l’image d’une société méthodiquement effacée qui se dessine, où les civils paient le prix le plus lourd d’une campagne n’ayant épargné ni les quartiers ni les familles.

À la fin de l’année 2025, le bilan humain chez les femmes et les enfants était particulièrement accablant. Des dizaines de milliers de jeunes vies ont été brutalement fauchées, tandis que beaucoup d’autres ont été laissées blessées, handicapées ou orphelines. Même après l’annonce d’un cessez-le-feu à l’automne 2025, les décès ont continué d’être recensés, révélant la fragilité et le caractère partiel de cette trêve. Pour la population sur place, la guerre génocidaire ne s’est pas arrêtée : elle s’est prolongée sous forme de danger permanent, de privations et de peur.

Le rapport dresse également un constat sombre de l’état du droit international. Les cadres juridiques censés protéger les civils ont failli, tandis que des violations massives se sont déroulées dans une quasi-impunité. Des bilans longtemps contestés se trouvent aujourd’hui confirmés, validant ce que les équipes médicales et les familles palestiniennes affirmaient depuis le début : l’ampleur des morts et des blessés est bien plus élevée que ce que beaucoup ont voulu reconnaître.

À Gaza, le déclin démographique n’est pas une donnée abstraite. Il se vit au quotidien, à travers des maisons vides, des familles brisées et un avenir violemment rétréci. Derrière les chiffres, c’est toute une société palestinienne qui lutte pour survivre face à une destruction systématique qui continue de marquer chaque instant de la vie dans l’enclave assiégée.

Source : Safa News