Un bébé de six mois est mort d’hypothermie dans le sud de Gaza, devenant le onzième enfant à perdre la vie à cause du froid depuis le début de l’hiver. Le nourrisson, Youssef Omar Abou Hammala, vivait avec sa famille dans un abri de fortune dans la zone d’al-Mawasi, près de Khan Younès, où des matériaux précaires n’offrent aucune protection face à la chute brutale des températures nocturnes. Des sources médicales ont indiqué que l’exposition prolongée au froid, combinée à l’absence de moyens de protection élémentaires, lui a été fatale.
Partout à Gaza, des familles affrontent l’hiver dans des conditions incompatibles avec la survie, contraintes de vivre sous des tentes ou dans des structures improvisées après des déplacements répétés imposés par la guerre génocidaire en cours. La pénurie de carburant, le manque de vêtements chauds et la rareté des médicaments rendent les nourrissons et les jeunes enfants particulièrement vulnérables. Des parents racontent des nuits passées à tenter de protéger leurs bébés du froid avec de simples couvertures et des bâches en plastique, alors que les tempêtes frappent des camps surpeuplés.
Le bilan s’alourdit également en raison des restrictions sévères imposées à l’aide humanitaire, qui limitent l’acheminement de fournitures hivernales et entravent le travail des organisations de secours. Les professionnels de santé alertent que les décès liés au froid ne sont qu’un aspect d’une crise plus large, dans laquelle des enfants affaiblis sont exposés à des risques accrus de maladies. Les agences internationales avertissent que les programmes de vaccination restent perturbés, laissant de nombreux enfants sans protection dans un contexte propice à la propagation des infections.
Alors que l’hiver se poursuit, la mort d’enfants palestiniens à cause du froid n’est plus perçue comme une tragédie isolée, mais comme la conséquence prévisible d’un effondrement humanitaire provoqué par la guerre génocidaire. Les appels à une intervention urgente se multiplient, des voix locales avertissant que sans un accès immédiat à des abris adéquats, au chauffage et aux soins médicaux, les plus jeunes continueront de payer de leur vie.
Source : Safa News