Jérusalem-Est : Israël rase un siège de l’ONU

Les forces israéliennes ont entrepris la démolition du siège de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens à Jérusalem-Est, dans une opération qualifiée par de hauts responsables onusiens de violation délibérée du droit international. Des bulldozers ont pénétré dans l’enceinte après la fermeture des rues avoisinantes, marquant une escalade sans précédent contre des locaux de l’ONU dans la ville et soulevant de graves inquiétudes quant à la sécurité et au statut des institutions internationales opérant en territoire occupé.

Le directeur de l’agence a déclaré que cette destruction ne constituait pas un incident isolé, mais s’inscrivait dans une campagne plus large visant à démanteler le cadre de protection des réfugiés palestiniens et à en effacer la portée politique et juridique. Il a souligné que la présence de députés et de responsables israéliens lors de l’opération en révélait le caractère éminemment politique, en lien avec des mesures législatives adoptées ces dernières années pour restreindre, voire criminaliser, le travail de l’agence. Ces actes, a-t-il rappelé, contreviennent directement aux obligations internationales garantissant la protection des installations et du personnel des Nations unies.

Cette démolition intervient après des incursions répétées dans des écoles et des centres de santé gérés par l’ONU à Jérusalem-Est, ainsi que des menaces de coupure de l’eau et de l’électricité visant les installations de l’agence. Des responsables onusiens avertissent que laisser de telles mesures se poursuivre sans réaction créerait un précédent mondial dangereux, ouvrant la voie au ciblage impuni d’organisations internationales et de missions diplomatiques. Ces événements s’inscrivent dans le contexte de la guerre génocidaire en cours, au cours de laquelle les structures humanitaires au service des Palestiniens subissent des pressions croissantes et des entraves systématiques.

Des organisations palestiniennes ont dénoncé cette opération comme une violation flagrante du droit international et ont appelé à une action internationale décisive pour empêcher de nouvelles attaques contre les institutions humanitaires. Elles estiment que le ciblage de l’agence onusienne est indissociable des politiques plus larges de déplacement forcé et de punition collective, et réclament des poursuites juridiques contre les responsables de ces actes.

Source : Safa News