Une coalition de plus de 35 organisations sud-africaines de défense des droits humains et de la société civile a lancé un appel urgent au gouvernement britannique pour répondre aux revendications de six militants en grève de la faim illimitée dans des prisons du Royaume-Uni. Certains d’entre eux ont dépassé les 50 jours sans s’alimenter et présentent une dégradation médicale grave, incluant perte de vision, troubles de la mémoire et malnutrition mettant leur vie en danger. Détenus sans procès et dénonçant un accès insuffisant aux soins, les signataires avertissent que l’État britannique porterait la responsabilité de toute mort en détention, évoquant le précédent tragique des grèves de la faim irlandaises de 1981.
Les militants sont accusés d’avoir ciblé une usine d’armement appartenant à des intérêts israéliens ainsi qu’une base de la Royal Air Force, des actions qu’ils affirment avoir menées pour perturber la chaîne d’approvisionnement soutenant la guerre génocidaire en cours à Gaza. Placés en détention provisoire depuis plus d’un an au-delà des délais habituels , ils ne doivent pas être jugés avant 2026. Leurs revendications portent sur une libération sous caution immédiate, la garantie d’un procès équitable et rapide, la fin de la censure en prison et le retrait de la qualification « d’organisation terroriste » visant le groupe militant auquel ils sont associés.
Établissant des parallèles avec la lutte anti-apartheid et la situation des prisonniers palestiniens, les organisations sud-africaines présentent cette grève de la faim comme un acte profond de résistance non violente et un ultime recours face à une répression systémique. Elles appellent le gouvernement britannique, dirigé par Keir Starmer, à tirer les leçons de son histoire et à éviter de répéter les drames du passé, en engageant un dialogue sérieux avec les détenus afin de prévenir de nouvelles souffrances humaines et une crise politique majeure.
Source : Safa News