À Gaza, les maigres avancées contre la faim restent extrêmement précaires, alors que le quotidien demeure dominé par la dévastation et le dénuement. Des responsables sanitaires internationaux indiquent qu’aucune zone du territoire n’est officiellement classée en état de famine totale, mais soulignent que la frontière entre survie et catastrophe est dangereusement mince.
L’effondrement des infrastructures essentielles, la disparition des moyens de subsistance et la quasi-destruction de la production alimentaire locale continuent de façonner la réalité sur le terrain. L’action humanitaire se heurte à de sévères restrictions d’accès et de circulation, exposant les familles à des pénuries susceptibles de s’aggraver à tout moment. Les spécialistes de la santé avertissent que les progrès arrachés grâce à des livraisons d’aide sporadiques peuvent être annulés du jour au lendemain.
Les enfants et les mères paient le prix le plus lourd. Des dizaines de milliers de jeunes enfants ainsi que de femmes enceintes ou allaitantes risquent de souffrir de malnutrition aiguë dans les mois à venir. À peine la moitié des structures médicales de Gaza fonctionnent encore, souvent de manière partielle, privées de médicaments essentiels, d’équipements et d’électricité. Les responsables sanitaires appellent à l’entrée urgente de fournitures médicales et d’hôpitaux de campagne afin d’éviter une hausse évitable des décès liés à la faim et aux maladies.
Source : Safa News