À Gaza, l’Aïd al-Adha arrive une nouvelle fois sans ses gestes essentiels. Le pèlerinage à La Mecque et le sacrifice rituel, piliers de cette fête, sont devenus inaccessibles pour la grande majorité des habitants, pris dans les contraintes du siège, des déplacements forcés et des destructions liées au génocide en cours.
Avant la guerre, des milliers de Gazaouis partaient chaque année pour le Hajj. Aujourd’hui, les passages restent largement fermés et les autorisations de sortie se comptent au cas par cas, souvent pour des raisons médicales. Pour beaucoup de familles, notamment les personnes âgées, ce voyage religieux s’est transformé en promesse suspendue, impossible à concrétiser.
Le sacrifice de l’Aïd a, lui aussi, presque disparu du paysage. Les marchés sont clairsemés, les prix inaccessibles, et les élevages ont été décimés. Dans un contexte d’appauvrissement massif, acheter un animal est devenu hors de portée pour la plupart des foyers, quand il en reste encore.
Dans les camps de déplacés et les abris improvisés, la fête perd ses repères habituels. Les familles composent avec le manque, les enfants grandissent sans les repères festifs d’autrefois, et l’Aïd se vit surtout dans l’attente de nourriture et de conditions de vie plus dignes.
Source : Safa News