Francesca Albanese : la torture, instrument du génocide en Palestine

Dans un rapport présenté lundi 23 mars à Genève, la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, dénonce l’usage systématique de la torture par Israël comme partie intégrante d’une mécanique génocidaire. Elle décrit la vie des Palestiniens comme « un perpétuel cycle de souffrances physiques et mentales », imposé par un système de domination et de violence.

Le document affirme qu’Israël « a effectivement reçu carte blanche pour torturer les Palestiniens », mettant en lumière un environnement où la torture dépasse les murs des prisons pour s’étendre à l’ensemble du territoire occupé. Selon Albanese, cette pratique traduit une logique de « vengeance collective » et une volonté destructrice visant à briser la société palestinienne.

Entre octobre 2023 et janvier 2026, plus de 18 500 Palestiniens, dont des enfants, ont été arrêtés. Près de cent seraient morts en détention, environ 4 000 victimes de disparition forcée, et des milliers d’autres détenus sans inculpation dans des conditions qualifiées d’inhumaines. Le rapport recense de nombreux cas de mauvais traitements, déjà documentés par des ONG et des journalistes, allant jusqu’à la mort.

Pour Francesca Albanese, la torture est devenue un outil central de l’oppression israélienne, révélant une politique systématique visant à déshumaniser et à anéantir un peuple. Ce constat, présenté devant le Conseil des droits de l’homme, appelle la communauté internationale à reconnaître et à agir face à ce crime.

Source : Safa News