La famille de la journaliste française retrouvée morte à Marseille fin 2024 a fermement rejeté les rumeurs récentes circulant en ligne, prétendant que sa mort serait liée à son travail sur Gaza. Son père a dénoncé ces allégations comme infondées, rappelant que les conclusions officielles n’ont relevé aucune implication externe. Ces spéculations surviennent dans un contexte de forte circulation en ligne de publications tentant de relier son décès au reportage sur la guerre génocidaire à Gaza.
Selon ses proches, la narration diffusée sur Internet déforme à la fois le calendrier et la nature de son travail. Bien qu’elle ait documenté les expériences des Palestiniens déplacés et relaté les réalités humanitaires imposées par le conflit, elle n’était pas sur le terrain à Gaza au moment de sa mort. Ses travaux récents portaient sur les témoignages des réfugiés ayant fui la violence, illustrant l’impact humain plus large de la crise.
Les enquêteurs avaient précédemment conclu à l’absence de traces d’acte criminel, constat confirmé par les analyses médico-légales. Malgré cela, des allégations impliquant des services de renseignement étrangers continuent de circuler, souvent répétées avec des formulations similaires et touchant un large public. Les observateurs alertent sur le fait que ces récits déforment non seulement les circonstances de sa mort, mais exploitent également le contexte de la guerre génocidaire, où l’accès à l’information reste limité et les expériences sur le terrain contestées.
Le père de la journaliste a également évoqué sa frustration croissante face à la couverture médiatique de la situation, notant qu’elle était de plus en plus désabusée par le manque de confiance accordé aux journalistes locaux. Ayant passé de nombreuses années à travailler dans la région, elle entretenait des liens étroits avec les reporters sur place et était profondément affectée par ce qu’elle percevait comme un écart entre les réalités vécues et la couverture internationale.
