Les prisonniers palestiniens détenus dans les prisons de l’occupation subissent des conditions particulièrement dures durant le mois de Ramadan, privés de pratiques religieuses et soumis à de sévères restrictions concernant la nourriture et leur liberté personnelle. Selon les organisations de défense des prisonniers palestiniens, plus de 9 300 Palestiniens sont actuellement détenus, dont 56 femmes et 350 enfants. Le sort de nombreux détenus originaires de Gaza reste par ailleurs inconnu, en raison de lieux de détention tenus secrets par les autorités d’occupation.
L’ancien prisonnier Dr Mohammed Abu Salmiya a décrit des abus quotidiens survenant avant l’iftar, affirmant que la nourriture est parfois confisquée ou jetée. Les repas fournis sont très insuffisants, souvent limités à du riz et quelques légumes, provoquant une perte de poids importante, y compris chez les enfants. Les détenus sont également empêchés d’accomplir leurs prières ou leurs invocations nocturnes, et se voient parfois refuser l’iftar et le suhoor aux heures appropriées, aggravant ainsi leurs souffrances physiques et psychologiques.
Ahmed Abu Taha, un autre ancien détenu originaire de Khan Younès, a confirmé que l’oppression se poursuit malgré le mois sacré, avec des repas retardés et nutritionnellement inadéquats. L’Autorité palestinienne des affaires des prisonniers a également souligné que la prison d’Ofer n’informe pas les détenus des horaires du fajr et du maghrib, les empêchant ainsi d’observer correctement le jeûne. Les autorités palestiniennes et les organisations de défense des droits humains ont appelé à une intervention urgente pour protéger les prisonniers palestiniens face aux violations continues commises par l’occupation.
Source : Safa News