Les Palestiniens commémorent la Journée des prisonniers dans un climat d’inquiétude grandissante concernant le sort des détenus dans les prisons israéliennes, dont le nombre dépasserait désormais les 9 600. Parmi eux figurent des centaines d’enfants et de femmes, ainsi qu’un grand nombre de détenus de Gaza classés comme « combattants illégaux », une désignation qui les place en dehors des procédures judiciaires classiques et exclut d’autres détenus enfermés dans des centres militaires.
Les conditions de détention sont de plus en plus décrites comme alarmantes. Des témoignages évoquent des privations sévères de nourriture, un accès insuffisant aux soins médicaux, de longues périodes d’isolement, ainsi que des violences physiques et psychologiques. Ces pratiques se seraient intensifiées dans le contexte de la guerre génocidaire en cours à Gaza, aggravant l’état de santé des détenus les plus vulnérables, notamment ceux souffrant de maladies ou de blessures préexistantes.
Une grande partie des détenus originaires de Gaza serait incarcérée sans inculpation ni procès, et sans contact avec le monde extérieur, suscitant des craintes de disparitions forcées et de détentions prolongées au secret. Parmi les cas évoqués figure celui du directeur d’un hôpital du nord de Gaza, arrêté lors d’un raid militaire en 2024, en même temps que plusieurs membres du personnel médical.
Des rapports font également état de décès en détention accumulés sur plusieurs décennies, avec des dizaines recensés depuis le début de la guerre, tandis que les corps de certains prisonniers resteraient retenus. Parallèlement, des projets législatifs, notamment autour de la peine capitale, viennent accentuer les préoccupations quant à l’évolution du système carcéral.
Face à cette situation, les appels à une intervention internationale urgente se multiplient afin de garantir l’accès aux détenus, clarifier le sort des disparus, assurer la libération des malades et mettre fin à ce qui est décrit comme un système de violations systématiques.
