Un bureau des droits de l’homme des Nations unies opérant dans le territoire palestinien occupé a qualifié Gaza de lieu le plus dangereux au monde pour les journalistes, évoquant un bilan sans précédent parmi les professionnels des médias depuis l’escalade de la violence en octobre 2023. Selon ses données, au moins 295 journalistes ont été tués dans l’enclave au cours de la guerre en cours, décrite par de nombreux observateurs comme génocidaire, illustrant un effondrement systématique des mécanismes de protection de la presse.
L’organisme appelle à une action internationale immédiate dépassant les simples déclarations, en exigeant des mécanismes de reddition de comptes, un renforcement de la protection des journalistes et un accès sans restriction aux médias indépendants. Il souligne que l’ampleur des pertes parmi les journalistes reflète une destruction plus large touchant la population civile, où des milliers de Palestiniens ont été tués ou blessés, tandis que d’autres restent piégés sous les décombres.
À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, des responsables onusiens ont décrit Gaza comme un « piège mortel » pour les journalistes, estimant que les conditions de travail ont atteint un niveau extrême. Des organisations de défense des droits humains alertent également sur les assassinats répétés de journalistes, les destructions d’infrastructures médiatiques et les restrictions empêchant la presse étrangère d’entrer dans le territoire, laissant les reporters locaux couvrir les événements au péril de leur vie.
Le communiqué conclut en appelant la communauté internationale à aller au-delà des condamnations verbales et à اتخاذ des mesures concrètes pour garantir la protection de la presse et l’établissement des responsabilités. Sans intervention réelle, préviennent-ils, les journalistes continueront d’exercer dans des conditions mortelles, tandis que la catastrophe humanitaire à Gaza ne cesse de s’aggraver.
