Une pénurie alarmante de matériel médical spécialisé menace la prise en charge des brûlures faciales graves à Gaza, alors que des médecins humanitaires alertent sur l’épuisement imminent des stocks en pleine guerre génocidaire. L’organisation Médecins Sans Frontières indique être sur le point de manquer de filament d’impression 3D, essentiel à la fabrication de masques thérapeutiques destinés aux victimes de brûlures.
Depuis la révocation de son autorisation d’opérer par les autorités israéliennes en décembre 2025, aux côtés de nombreuses ONG, l’organisation n’a pas pu acheminer de nouveaux équipements vers l’enclave. Sa clinique à Gaza-ville fonctionne désormais dans des conditions extrêmement limitées, tout en faisant face à un afflux croissant de patients souffrant de blessures complexes au visage.
Les équipes médicales prennent actuellement en charge des dizaines de cas, majoritairement des enfants. Ces patients nécessitent des masques compressifs hautement spécialisés pour éviter des séquelles irréversibles. Produits grâce à la technologie d’impression 3D, ces dispositifs exercent une pression constante sur les zones brûlées, réduisant les cicatrices sévères susceptibles d’affecter la respiration, les mouvements et les fonctions essentielles du visage.
Depuis 2020, Médecins Sans Frontières est le seul acteur à fournir ce type de traitement avancé à Gaza, rendant la pénurie d’autant plus critique. La situation est aggravée par le manque quasi total d’équipements fonctionnels : seuls deux scanners 3D restent opérationnels dans tout le territoire, tandis que les restrictions empêchent l’entrée de pièces de rechange pour les imprimantes.
Dans un système de santé déjà fragilisé, les médecins avertissent que l’incapacité à produire ces masques pourrait entraîner des conséquences irréversibles, en particulier pour les enfants, dont la guérison dépend d’un traitement rapide et continu.
Source : Safa News