À Lyon, des militants de longue date s’apprêtent à lancer une coordination nationale destinée à faire face à ce qu’ils décrivent comme une répression croissante des mouvements de soutien au peuple palestinien. L’initiative, dont l’annonce officielle est prévue le 24 janvier, intervient dans un contexte marqué par la multiplication des procédures judiciaires visant des militants. Pour les organisateurs, cette dynamique s’inscrit dans une volonté politique plus large de criminaliser toute contestation liée à la guerre génocidaire en cours contre les Palestiniens.
Le projet a pris forme à l’échelle locale, à Lyon, où des poursuites répétées contre des militants ont mis en lumière les limites des stratégies de défense isolées. De ces échanges est née l’idée de créer une structure nationale capable de relier associations, collectifs militants et acteurs de la société civile. Des réunions préparatoires en ligne ont déjà eu lieu, tandis que la rencontre lyonnaise doit permettre de consolider le cadre et d’élargir la participation, au-delà des divergences politiques ou stratégiques.
Les initiateurs insistent sur la nécessité de l’unité, estimant que la fragmentation accroît la vulnérabilité face à la répression. Ils dénoncent une succession de mesures allant des tentatives d’interdiction de manifestations à des procès très médiatisés visant des personnalités publiques, perçues comme des moyens d’intimidation contre les voix critiques de la guerre génocidaire menée contre Gaza. La coordination ambitionne ainsi de rompre l’isolement individuel au profit d’une mobilisation collective, articulée autour de réunions publiques et d’actions coordonnées.
Soutenue par des universitaires et des intellectuels eux-mêmes confrontés à des pressions judiciaires, cette initiative se veut durable et structurante. Pour ses promoteurs, la rencontre de Lyon pourrait marquer un tournant, transformant des résistances dispersées en un mouvement national organisé, déterminé à défendre le droit de s’exprimer, de s’organiser et de manifester en solidarité avec la Palestine.
