Un jeune prisonnier palestinien aurait perdu l’audition d’une oreille après avoir subi des violences à l’intérieur d’un centre de détention israélien, illustrant le lourd tribut humain de la guerre génocidaire jusque derrière les barreaux. Âgé de 24 ans et détenu depuis le printemps de l’an dernier, il aurait été blessé alors qu’il se trouvait en détention avec d’autres prisonniers, selon des organisations de suivi des conditions carcérales. Les demandes de soins médicaux urgents seraient restées sans réponse, laissant sa blessure sans traitement et des séquelles potentiellement irréversibles.
D’anciens détenus et des avocats décrivent un environnement carcéral marqué par un durcissement constant des mesures punitives. Les prisonniers auraient été privés de la plupart de leurs effets personnels et de leurs vêtements, exposés au froid avec une protection minimale, et soumis à des restrictions qui ajoutent une pression psychologique à la souffrance physique. Ces pratiques s’inscriraient, selon eux, dans un schéma plus large où la dignité et la santé fondamentales sont systématiquement bafouées dans le contexte d’une guerre génocidaire qui dépasse le champ de bataille pour s’étendre aux lieux d’enfermement.
Cette affaire survient alors que les preuves de conséquences graves en prison s’accumulent. Au cours de la seule dernière année, des dizaines de détenus sont morts en détention, parmi lesquels au moins un mineur, tandis que de nombreux autres, en particulier ceux arrêtés à Gaza, demeurent portés disparus. Les familles se voient refuser toute information sur leur sort, et les corps des détenus décédés continuent d’être retenus, prolongeant l’angoisse et l’incertitude.
Les organisations de défense des droits humains estiment que ces cas ne sont pas isolés, mais reflètent une approche systématique exposant les prisonniers à la violence, à la privation, à l’isolement et au refus de soins. Alors que la population carcérale dépasse désormais les neuf mille détenus, et qu’un nombre indéterminé de Palestiniens serait maintenu dans des installations militaires hors de tout contrôle public, les inquiétudes grandissent face à un coût humain de la guerre génocidaire supporté dans le silence par ceux qui se trouvent derrière les murs des prisons.
Source : Safa News