Ce qui devait être une modeste célébration familiale dans l’est de Gaza s’est transformé en drame, lorsqu’un mariage organisé dans un abri scolaire a été frappé en pleine guerre génocidaire qui n’a cessé d’éroder la vie civile. Dans le quartier d’Al-Tuffah, à Gaza-ville, des familles déplacées s’étaient réunies pour marquer un rare moment de joie, avant que la violence ne vienne brutalement interrompre la cérémonie, faisant basculer chants et sourires dans la panique.
Des témoins racontent qu’une frappe soudaine a provoqué l’effondrement partiel du bâtiment, semant la confusion parmi les invités déjà marqués par l’exil. Enfants, parents et proches ont été pris au piège sous les gravats et la poussière, cherchant désespérément leurs proches au milieu des cris. Aucun objectif militaire n’était signalé à proximité, renforçant le sentiment que les espaces civils, même les lieux de refuge, ne sont plus épargnés.
Les secours ont été ralentis par les conditions imposées par la guerre génocidaire. Les blessés ont dû être transportés à la main vers des hôpitaux débordés et privés de moyens essentiels. Pour des familles déjà frappées par des déplacements répétés, la perte a été totale : des foyers entiers ont disparu, laissant des vides irréparables et une blessure collective profonde dans le quartier.
Les habitants affirment que ce drame n’est pas un cas isolé, mais s’inscrit dans une réalité où les maisons, les abris et même les moments de fête deviennent des lieux de deuil. Ce mariage, qui devait symboliser un nouveau départ, s’est mué en rappel cruel qu’à Gaza, les gestes les plus ordinaires de la vie restent fragiles face à une guerre génocidaire qui ne fait aucune distinction entre civils et cibles.
Source : Safa News