Un jeune homme de 22 ans a été abattu dans le désert du Néguev après avoir été confronté par un colon armé, tandis que les autorités ont rapidement affirmé qu’il participait à la contrebande d’armes. Sa famille et des témoins oculaires réfutent catégoriquement cette accusation, affirmant qu’il s’arrêtait simplement pour boire de l’eau sur le chemin de son travail lorsqu’il a été tué. La victime, Ayyoub al-Toukhi, originaire du village bédouin de Bir Hadaj, a été abattue il y a deux jours sur une route publique fréquemment utilisée par les habitants locaux. Selon les témoins, le tir était non provoqué et motivé par l’identité de la victime plutôt que par une quelconque activité criminelle.
Des proches et observateurs insistent sur le fait qu’Ayyoub n’avait aucun lien avec la contrebande ou toute activité illégale. Son grand-père l’a décrit comme un jeune homme calme et réservé, soulignant que les allégations d’implication illicite auraient été inventées pour protéger le colon de toute responsabilité. D’autres témoins rapportent qu’un véhicule transportant des individus en tenue militaire et civile a soudainement intercepté Ayyoub et son compagnon avant d’ouvrir le feu. La route où l’incident s’est produit est un axe principal, et aucun comportement suspect n’était constaté de leur part.
Le colon responsable a été relâché en moins de 24 heures, provoquant une vive colère parmi les habitants. Des centaines de manifestants se sont rassemblés au carrefour d’Assaluj pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une impunité systématique face aux attaques contre les populations locales. Familles et militants estiment que de tels assassinats sont souvent masqués par des accusations non prouvées, permettant aux colons et aux forces de sécurité d’échapper à tout contrôle. Ils dénoncent un climat de discrimination et de ciblage systématique des communautés dans la région.
Source : Safa News