Les Nations unies ont lancé un avertissement sévère sur l’avenir de l’aide humanitaire à Gaza après l’annonce par les autorités israéliennes de mesures visant à suspendre le travail de dizaines d’organisations opérant sur le territoire. La décision concerne 37 organisations internationales et locales, dans un contexte humanitaire déjà catastrophique après deux années d’une guerre génocidaire qui a laissé la population palestinienne de Gaza lutter pour sa survie. Pour l’ONU, cette annonce marque une escalade dangereuse qui menace les derniers mécanismes de soutien à une population exsangue.
Par la voix de son porte-parole, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a exprimé sa profonde inquiétude et appelé Israël à revenir immédiatement sur cette décision. Les organisations visées assurent des missions vitales, notamment dans les domaines de la santé, de l’alimentation et de l’assistance d’urgence. Leur suspension risquerait de démanteler les maigres avancées obtenues durant le cessez-le-feu fragile, alors que l’accès humanitaire, déjà sévèrement restreint, menace de s’effondrer totalement.
L’ONU a averti que cette mesure s’ajoute à une série d’obstacles entravant l’entrée de nourriture, de médicaments, de produits d’hygiène et d’abris d’urgence. Les points de passage restent en grande partie fermés et les matériaux de reconstruction interdits, aggravant les conditions de vie de plus de deux millions de Palestiniens. Les autorités israéliennes justifient ces suspensions par de nouvelles exigences administratives concernant le personnel palestinien, rejetées par de nombreuses ONG comme opaques et punitives. Sur le terrain, les organisations médicales alertent déjà sur l’impact direct de ces restrictions, alors que déplacements, maladies et bombardements persistants continuent de faire des victimes, y compris depuis l’annonce du cessez-le-feu, révélant le coût humain toujours croissant de la guerre contre Gaza.
