À mesure que la guerre génocidaire contre Gaza s’est arrêtée, des tentatives timides ont vu le jour pour ranimer un système éducatif ravagé. Après des mois de paralysie quasi totale provoquée par la destruction des écoles, des universités et des services essentiels, l’enseignement a repris de façon limitée dans des abris et des salles de classe improvisées. Ce retour s’opère dans un contexte de pertes humaines immenses et de dévastation matérielle, alors que les éducateurs s’efforcent de sauver une année scolaire et de protéger toute une génération d’un effondrement éducatif durable.
Des centaines de milliers d’élèves ont progressivement renoué avec l’apprentissage, même si seule une minorité peut suivre des cours en présentiel. Beaucoup étudient désormais dans des centres temporaires installés dans des abris, tandis que la majorité dépend de plateformes en ligne malgré des coupures fréquentes d’électricité et d’internet. Ces dispositifs d’urgence visent à limiter les dégâts académiques et psychologiques infligés aux enfants et aux jeunes adultes, alors que les ressources restent extrêmement insuffisantes et l’enseignement fragmenté.
Les responsables de l’éducation reconnaissent qu’une reprise complète est impossible à court terme. La plupart des bâtiments scolaires ont été endommagés ou détruits, des enseignants ont été tués ou déplacés, et les infrastructures demeurent instables. Pourtant, malgré ces conditions précaires, la poursuite de l’enseignement représente pour les familles palestiniennes un acte de résistance et d’espoir, une tentative de préserver l’avenir des enfants de Gaza face aux séquelles profondes laissées par la guerre.
Source : Safa News