À Gaza, les hôpitaux sont contraints de fonctionner à la lueur des lampes torches, alors que l’électricité disparaît et que le carburant s’épuise, révélant un système de santé poussé au bord de l’effondrement par une guerre génocidaire prolongée. À l’hôpital Al-Awda, médecins et infirmiers circulent entre les services avec des lampes portatives, improvisant les soins tandis que les générateurs tombent en panne et que les coupures de courant se prolongent. Un système déjà fragile lutte désormais simplement pour rester ouvert.
Selon les responsables hospitaliers, la pression ne date pas d’aujourd’hui. Pénuries chroniques, équipements vétustes et alimentation électrique instable pesaient déjà lourdement sur les services. La guerre génocidaire a exacerbé toutes ces failles à la fois : les médicaments essentiels manquent, les appareils de diagnostic sont à l’arrêt faute de pièces, et le personnel est épuisé par des gardes prolongées alors que des collègues sont contraints de partir. Les enfants, les femmes enceintes et les urgences paient le prix le plus lourd de cette dégradation.
Le carburant est devenu la menace la plus immédiate. Al-Awda a besoin de plus de mille litres de diesel par jour pour fonctionner en sécurité, mais n’en reçoit qu’une fraction. Face au rationnement, des bâtiments entiers ont fermé et l’hôpital est passé à des soins d’urgence uniquement, limitant les actes aux interventions vitales. Des blocs opératoires et des services administratifs sont déjà à l’arrêt, tandis que trois structures, dont deux hôpitaux de campagne, dépendent d’un approvisionnement énergétique incertain. Dans un Gaza ravagé et massivement déplacé, les autorités sanitaires alertent : sans accès immédiat au carburant et aux fournitures médicales, les services pourraient cesser totalement, condamnant les patients à des issues de plus en plus graves et appelant à une action internationale urgente pour maintenir les hôpitaux en vie.
Source : Safa News