Plus de 3 000 personnes, parmi lesquelles des avocats, des universitaires et d’anciens magistrats, ont signé une plainte officielle mettant en cause la conduite d’un juge chargé d’une affaire impliquant des militants du mouvement Palestine Action. Les signataires dénoncent ce qu’ils considèrent comme des signes de partialité dans le traitement du dossier.
L’affaire remonte à une action menée en 2024 par des militants qui s’étaient introduits dans une installation liée à l’entreprise Elbit Systems avant d’endommager du matériel. Selon les soutiens des militants, cette opération visait à perturber les activités d’une société impliquée dans la fourniture de systèmes militaires utilisés par Israël dans sa guerre contre Gaza, dénoncée par de nombreux défenseurs de la cause palestinienne comme un génocide.
Au cœur de la controverse figure une décision judiciaire laissant entendre que les faits reprochés pourraient être pris en compte dans le cadre de considérations liées au terrorisme lors de la détermination de la peine, alors même qu’aucune condamnation pour des infractions terroristes n’a été prononcée. Les critiques estiment qu’une telle interprétation risque d’élargir dangereusement le champ d’application de la législation antiterroriste et pourrait avoir des conséquences sur de futures actions militantes.
Une audience distincte doit prochainement examiner la demande de récusation du juge. Cette procédure intervient avant le prononcé des peines, prévu le 12 juin, dans une affaire qui suscite un vif débat au Royaume-Uni autour de la liberté d’action militante et de la solidarité avec le peuple palestinien.
Source : Safa News