Plus de 9 500 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, selon les derniers chiffres publiés par des organisations palestiniennes de défense des prisonniers. Les données, compilées notamment par le Club des prisonniers palestiniens, indiquent une augmentation continue des arrestations, avec une hausse d’environ 2,15 % au début du mois de mars 2026 dans le contexte de la guerre en cours.
Parmi les détenus figurent 73 femmes et près de 350 enfants. De nombreux mineurs seraient incarcérés dans des établissements tels que les prisons de Megiddo et d’Ofer. Les organisations de défense des prisonniers affirment que les familles rencontrent souvent de grandes difficultés pour maintenir le contact avec leurs proches en raison de restrictions strictes sur les visites et les communications.
La détention administrative demeure la principale forme d’emprisonnement, avec 3 442 Palestiniens actuellement détenus sans inculpation ni procès, sur la base d’ordres permettant une incarcération prolongée. Par ailleurs, les autorités israéliennes classent 1 249 détenus comme « combattants illégaux », une désignation que des défenseurs des droits humains estiment largement utilisée depuis l’escalade du conflit. Les chiffres incluent également des détenus arabes originaires du Liban et de Syrie.
Des organisations de défense des droits humains signalent que les conditions de détention se sont fortement détériorées depuis octobre 2023. Des témoignages de prisonniers et de leurs familles évoquent une surpopulation carcérale, une réduction des rations alimentaires, la confiscation d’effets personnels et des contacts familiaux limités. Des défenseurs des droits alertent également sur des signalements croissants de mauvais traitements et de négligence médicale, tandis que des responsables politiques israéliens débattent de nouvelles lois pouvant durcir encore les conditions de détention des prisonniers palestiniens.
Source : Safa News