Cap sur Gaza : une flottille civile pour briser le blocus

Une large coalition d’organisations de la société civile se prépare à ce que les organisateurs présentent comme la plus importante mobilisation maritime civile depuis des années. Une flotte devrait mettre le cap sur Gaza à la mi-avril, dans une initiative pacifique visant à contester un siège naval de longue date, encore durci par la guerre génocidaire. Selon les participants, cette traversée entend redonner visibilité à une catastrophe humanitaire banalisée par des mois d’inaction internationale.

D’après les organisateurs, les navires partiront de ports méditerranéens en Espagne, en Italie et en Tunisie, avant de converger vers une flotte civile unifiée en progressant vers l’est. Tout au long du trajet, d’autres délégations devraient rejoindre la flottille, transformant la route maritime en manifestation itinérante en mer. Les initiateurs insistent sur le caractère strictement civil, non gouvernemental et indépendant de la mission, portée par des bénévoles et non par des États ou de grandes organisations internationales.

Les bateaux devraient transporter des denrées alimentaires, des fournitures médicales et des équipements essentiels, ainsi que des équipes de médecins, d’infirmiers et de spécialistes techniques. Les participants estiment que la destruction d’hôpitaux, de cliniques et d’infrastructures de base durant la guerre génocidaire rend l’aide extérieure urgente, et non facultative. Des observateurs juridiques et des chercheurs sont également attendus à bord afin de documenter les conditions liées au siège et ses impacts humanitaires, notamment les restrictions de circulation et d’accès aux eaux territoriales.

Les organisateurs décrivent la traversée comme une affirmation non violente du droit à la vie et à la dignité, garanti par le droit international. Selon eux, le blocus imposé depuis près de deux décennies — et renforcé lors des périodes de guerre génocidaire — a transformé Gaza en zone d’isolement, où la privation est systémique plutôt qu’accidentelle. En prenant la mer, les participants disent vouloir humaniser une réalité trop souvent réduite à des chiffres et contester des politiques qu’ils considèrent comme une punition collective infligée à l’ensemble d’une population.

Source : Safa News